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Les jeunes filles de l’orphelinat Apeksha Vijitha, au Sri Lanka, ont vécu des expériences de vie difficiles. Pourtant, grâce à l’engagement d’une jeune bénévole, Maève, étudiante en psychologie, elles ont eu l’opportunité de se réconcilier avec leurs émotions et d’acquérir des outils essentiels pour leur bien-être. Retour sur une mission qui démontre à quel point l’éducation émotionnelle peut transformer des vies.

« Bonjour,

Je m’appelle Maève Favari, et je suis une étudiante française de 21 ans diplômée d’une licence en psychologie. Grâce à Cathy et Stéphane, par le biais de l’association Aloka’Terre, je suis venue 2 mois au Sri Lanka afin de proposer des activités découvertes pour sensibiliser les 22 jeunes filles de l’orphelinat « Apeksha Vijitha » à la psychologie.
En effet, dans toutes les cultures, les traumatismes, notamment ceux de l’enfance, peuvent avoir de graves conséquences sur la vie de ces futurs adultes. Selon Romano, dans son article publié en 2015, reconnaître la réalité des conséquences psycho-traumatiques est nécessaire. Plusieurs études, dont celle de Felitti et Anda (2010), attestent que les principales déterminantes de la santé à 55 ans sont les violences vécues dans l’enfance. Plus elles ont été graves et répétées, plus leurs conséquences sur la santé sont importantes : risque de mort précoce par accidents, maladies et suicides, risque de maladies cardio-vasculaires et respiratoires, de diabète, d’épilepsie, de troubles psychiatriques (dépressions, troubles anxieux et de la personnalité), d’addictions, de troubles du sommeil, de l’alimentation et de la sexualité, de douleurs chroniques, de troubles cognitifs, etc.
Par conséquent, sensibiliser ces jeunes filles aux problématiques multiples a pour objectif d’accroître de manière significative leur bien-être physique et psychologique.

Au travers de différents moyens de communication (activité manuelle, jeu, discussion, moment de vie et de partage), nous avons abordé différents thèmes généreux en lien avec la psychologie : la connaissance du « soi » et de la personnalité, l’identification et la gestion des émotions, les rêves et les cauchemars, les projets d’avenir, ect. Différentes activités ont été réalisées environ 3 fois par semaine, uniquement pour les jeunes filles volontaires à la participation.
Afin d’illustrer concrètement les types d’actions réalisées, pendant mon séjour j’ai élaboré un atelier visant à l’identification et la communication des 7 émotions primaires, selon le modèle de Ekman et Friesen (1971). Dans un premier temps, la présentation des mots en anglais devait être associée à l’image correspondante (joie, tristesse, colère, amour, dégoût, surprise et peur) puis mimé afin d’en vérifier la compréhension. Dans un second temps, les filles devaient associer les émotions à des moments de la vie quotidienne, ainsi qu’identifier l’émotion prédominante au moment T de l’activité.
Je remercie du fond du cœur Nethmi, Anjalika, Dasuni, Vihanga, Nethuli, Apsara, Sandali, Sapna, Sewwandi, Nadeesha, Risna, Subeidha, Madushani, Rumesha, Shiromi, Shakila, Thenuri, Ayumi, Vihara, Udeshika, Tharushi et Udari. Je remercie également Cathy et Stéphane, ainsi que tous ceux qui œuvrent au côté de l’association Aloka’Terre afin de rendre possible de multiples actions solidaires qui permettent à ces jeunes filles d’avoir de meilleures conditions de vie et de meilleures perspectives d’avenir. »

Maève Favari, 28 octobre 2024, Association Aloka’Terre, Aluthgama, Sri Lanka. 

L’impact des traumatismes de l'enfance

Les traumatismes vécus pendant l’enfance peuvent avoir des répercussions profondes et durables, affectant non seulement la santé mentale, mais aussi physique des enfants. C’est dans ce contexte que Maève a décidé d’intervenir. Pendant deux mois, elle a animé des ateliers pratiques et ludiques afin d’accompagner les jeunes filles de l’orphelinat dans la gestion de leurs émotions et le développement de leur intelligence émotionnelle.

Des activités concrètes et adaptées

Maève a proposé des activités qui ont permis aux filles d’identifier, de nommer et de comprendre leurs émotions, tout en les aidant à développer des mécanismes d’adaptation pour mieux gérer le stress, l’anxiété et la tristesse. Ces activités, qui mêlaient jeux et réflexion, ont permis de créer un espace sécurisé où ces jeunes filles ont pu partager leurs sentiments et commencer à guérir.

L'importance de l'engagement solidaire

Le témoignage de Maëve nous rappelle qu’un simple geste, comme partager son temps, ses compétences et son écoute, peut avoir un impact immense. Chaque action solidaire peut participer à transformer des vies et à redonner espoir à ceux qui en ont besoin.

Chez Aloka Sanna, nous croyons fermement que des initiatives comme celle-ci sont essentielles pour bâtir un avenir plus juste et serein. Nous nous engageons à accompagner des projets de solidarité qui, comme celui de Maève, 

Comment vous pouvez agir ?

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